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  • ANALPHA BETE

    Salé, le 18 Décembre 2005 à 18h30 de relevée.

     

                                                                     ANALPHA-BETE

     
     
     

    Mon billet de ce jour, sortira du quotidien .je ferais appel à Monsieur de La Fontaine et kalila wa dimna. Je donnerais donc la parole anecdotique aux bêtes .

     Deux chevaux de trait, peinaient pour tirer un charrette chargée de caisses de légumes ,de courges et de cultures maraîchères . Sous les hues de Kader le charretier , ils  souffraient ,ils haletaient tirant la langue !Le hasard faisant bien les choses , ils longeaient une ruelle  ou dans un grand espace il y avait ce jour un fantasia .

     Le duo cheval regardait avec admiration les cavaliers sur des palefrois,comme disait Daye, sur un seul rang se suivent. Ils se lancent en un galop fou a travers cette place et, debout sur leurs étriers de fer, agitant leurs longues moukahla(carabines) aux crosses damasquinées ,les lançant en l’air’ ils font retentir le ciel de sèches détonations.

    Le duo cheval entendent les cris des hommes. Les femmes poussent des youyou des hip-hop et des hourra.Les battements des tambours et de la musique !  Les coups de feu se suivent en une pétarade affolante. Ah comme on comprend cette expression :Aimer à faire parler la poudre !Ces cavaliers splendides dans leurs flottements de riches étoffes, les jambes brunes nues sur ces selles admirables, toutes brodées d’or et de soie au couleur les plus éclatantes, passent dans un tonnerre.    Chaque fois, les chefs de rang, qui ont, s’il est possible, des selles encore plus riches et des chevaux encore plus beaux que les autres, les précèdent dans ce nuage de poussière dorée. Et les lignes ,lancées en tourbillon, s’arrêtent merveilleusement, d’un coup net au bout de la place.

    Constatant cette merveille enviant les chevaux l’un dit à l’autre :

    -L’école buissonnière a fait de nous des analpha  bêtes !

     
  • camp monod

    Le 22:03 22/11/2005, vous avez écrit:

       

    Salé,le 21 Novembre 2005 à 20h de relevée.
    Mr. Le Directeur,

      En lisant votre nom, je me suis dis,pourquoi ne pas lui ecrire un
    mot.Vous allez trouver cela enigmatique! je me presente Abdou du Maroc!
      Nous eumes comme Directeur d'ecole dans un petit village ,loin de
    Rabat de 28 km, un grand homme ; MR Serra . La bourgade s'appelait à l'epoque
    "Camp Monod" .Il fut un responsable serieux,aimable et genereux avec les
    auchtones ,  grands et petits,riches ou pauvres.Madame Serra etait son assistante ,douce et sereine!
      Son fils fut notre copain de classe.Nous fumes toujours
    lui et nous deux  petits marocains gratifiés de "bons points". Ma question si
    vous le permettez,etes vous ce collegue de classe ? Je m'excuse du derangement,je sais que vous etes
    trop pris pour lire ces banalités!J'ai osé,notre ancien Directeur nous
    inculqua ce courage! Si vous l'etes manifestez vous, je vous prie!
      Ce sera une retrouveille après plusieurs Années!
                      Bien à vous !       Abdou (Salé,Maroc)

      Cette lettre a été envoyée à l'homonyme de notre ami de classe.A l'epoque,etant tout petit ma mere m interdisait de porter les pantalons longs et je ne pouvais approcher les dames avec les "shorts" .....