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  • Cette femme était la femme

         Cette femme était la femme ! 

    (Le cerf blessé traînant ses pattes défaillantes vers quelques retraites inconnues pour y contempler la flèche qui l'a transpercé et pour y mourir, était une parfaite image de moi) 

    A l’aube de ma retraite, je pars quidam.

    Seuls quelques mois,  restent madame.

    Voilà ce qui crève, le cœur ô ma dame !

    Dans la douceur du soir, sachez, femme

    Je  penserai  frisson, tant je  t’aime !

    Dans la beauté de la nuit, triste d’âme,

    Je songerai à toi, tout feu, tout flamme.

     Scrutant la lune, les étoiles charment.

    Les noctuelles,  attirées par le charme

    Des lampions, tourbillonnent, calmes.

    Se grillent, meurent sans une larme

    S’offrent à l’attrait, sans blasphème.

    Une autre  image de moi-même.

    Conquis, silencieux, le teint blême.  

    Le  cœur s’éprit, toi son emblème,

    Bat d’aise, soûl du problème.

    Ma pâmoison, ivre de vin de palme.

    Mon âme balbutie d’alarmes :

    Je t’aime, l’amour  te réclame !

     

                        Salé, le 21 Juin 2008