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  • Le trousseau de clefs

    Salé, le 16 octobre 2005 à 21h de relevée.

        C’était dans un salon de thé, Eve et moi locutions de littérature, de l’amour ce vieux sujet dont nous sommes le fruit. Le dialogue avait aussi pour sujet un beau roman du 19 ème siècle.

        Un passage relate les réflexions d'un homme de cette période antique mais pleine de mystères.

    Il pensait se disant ouvrant la porte de sa maison : J’ai là dedans mon paradis bourgeois où,si je veux personne n’entre. J’ai ma femme qui m’aime, ma fille qui est belle,mes meubles auxquels je me suis habitué,j’ai ma fortune,mon repos,mon bonheur,ma paresse, mon génie et vingt générations  se sont tuées de travail jusqu’à mon père, pour que je puisse ce jour,au nom de ma race toute entière,fermer ma porte aujourd’hui. Le fait est que cette diablesse de porte là avait l’air deux fois plus fermée que les autres. Et cependant toute fermée qu’elle fut, elle va s’ouvrir devant moi !

       En débattant ce pathétique paragraphe, Eve me dit :

    -Que penses-tu de l'attitude sincère de cette personne ?

      Ma réponse fut :

    -Tout gamin j'admirais feu mon père. Il tenait à la main toujours un gros trousseau de clefs. Il était maître des céans. Etant le propriétaire de ce trousseau , qu'il faisait manipuler par un bruit, nous intimant qu’il était présent et le capitaine du navire familial. Le seul inconvenant de ce trousseau remarqué par ma mère,était les trous occasionnés !

    De nos jours, les portes,les portails,les coffres,les casiers métalliques et toutes les serrures sont ouvertes soit par mot de passe ou petite carte à puce.

    Eve , je voudrais et je veux un trousseau ,grand soit-il ! Je veux que mes poches soient trouées, en ajoutant aimablement, mais pas dans le sens péjoratif !

    Elle me rétorqua :

     - Achève ton verre de thé,tes besoins sont primitifs ,tes exigences sont trop simple !

  • Nostalgie et chagrin

    Salé le 11 septembre 2005 à 22h15 de relevée.

    Il est parfois des gens qui doutent des faits!comment les convaincre de l'histoire du pays!

    Dans le temps ,vers le début de ce siècle,un village connue mondialement pour l'abondance de phosphate.Un portugais Ribga vint ouvrir un estaminet pour les mineurs et manœuvres!

    Les travailleurs fréquentaient quotidiennement ce bar!Ribga était choyé ,honoré! Il leur offrait cette évasion et cet oubli    de soi même,des tracas du travail!Les soiffards se donnaient rendez vous chez Ribga pour  passer un beau moment accrochés au comptoir,jusqu'à l'aube surtout les nuits du samedi soir!

    Des années passèrent en symbiose,Ribga était charitable et les clients généreux!La brasserie était lieu de chants,de poésie ,un salon de culture.

    Le tenant du bar ribga de corpulence chétive, la force de l'âge et les soirées quotidiennes meurt subitement d'une crise aigue de coeur. Son jeune frère son assistant prit la relève.Sa manière de servir est conforme au défunt.

    Les citadins habitués de l'estaminet,pour se donner rendez-vous, disaient :

    -Nous serons chez khou (frère) ribga!

      Et depuis cette ville est appelée khouribga!